La fée carabine – Daniel Pennac

Après Au Bonheur des ogres, La Fée carabine m’a de nouveau fait vivre quelques jours au cœur de la famille Malaussène. Le Petit, Jérémy, Clara, Thérèse, Louna, Benjamin, leur maman et ses dix mois de grossesse, Tante Julia (mais où es-tu Tante Julia ?), Stojilkovicz, et les grand-pères.

Voilà pour les personnages.

« C’était l’hiver sur Belleville et il y avait cinq personnages. Six, en comptant la plaque de verglas. Sept, même, avec le chien qui avait accompagné le Petit à la boulangerie. Un chien épileptique, sa langue pendait sur le côté.

La plaque de verglas ressemblait à une carte d’Afrique et recouvrait toute la surface du carrefour que la vieille dame avait entrepris de traverser. (…) A force de progression reptante, ses charentaises l’avaient menée, disons, jusqu’au milieu du Sahara, sur la plaque à forme d’Afrique. Il lui fallait encore se farcir tout le sud, les pays de l’apartheid et tout ça. A moins qu’elle ne coupât par l’Erythrée ou la Somalie, mais la mer Rouge était affreusement gelée dans le caniveau. »

Voilà pour l’ambiance.

« Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c’est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? »

Voilà pour les intrigues.

Autant dire que ce roman de 310 pages se lit d’une traite : rebondissements, émotions, suspenses, surprises, sourires, rires, tout y est.

310 pages écrites en 1987 qui n’ont pas vieilli. Je continue ma lecture de la saga Pennac, je savoure et je recommande. A dévorer !


Daniel Pennac, La fée carabine. Gallimard, 1987, 310 pages.


 

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