Rien de grave – Justine Lévy

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« Je suis venue en jean à l’enterrement de ma grand-mère. Je ne pensais pas que ça les choquerait à ce point, je pensais qu’on n’y ferait pas attention, elle n’y aurait pas fait attention. »

Voilà, le tableau est dressé : la douleur, le regard des autres, le doute, le questionnement. C’est ainsi que commence ce roman, que j’ai eu le plaisir de relire, pour retomber à nouveau dans ces phrases qui m’avaient touchées, et pour en dénicher de nouvelles.

« C’est difficile, le monde dans la gueule. »

Rien-de-grave-extraitCe roman est une histoire de vie : d’amour, bien sûr ; de famille, évidemment ; mais aussi de chagrins, de douleurs, de maladies, de peurs, de doutes, de dépression, de liens, de jalousie, de trahison, de courage, de volonté.

Ce roman nous montre les états d’âme d’une jeune femme, à qui tout arrive en même temps. Et qui apprend à faire avec. Parce qu’au final, la vie, c’est ça : apprendre à faire avec. Et puis, apprendre à être heureux avec tout ça. Malgré tout. Parce qu’on a le droit d’être heureux, oui, malgré tout ça.

Peut-être que ce livre m’a plu, parce que j’apprends à faire avec, moi aussi, d’une certaine manière. Peut-être qu’il m’a plu parce que j’essaye, moi aussi, de croire que notre vie ne se cantonne pas à une seule personne, à un seul amour, à une seule histoire.

« Peut-être que c’était le seul moyen de grandir avant de vieillir. »

Peut-être qu’il m’a plu parce que j’y ai lu un message d’espoir : nous ne sommes pas seuls, il y aura toujours quelqu’un pour nous sauver.

L’écriture a, semble-t-il, sauvé l’auteure de ce livre. Sa lecture pourra, sans aucun doute, en aider bien d’autres aussi.


Justive Lévy, Rien de grave, Paris, Stock, 2004.


 

 

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